vendredi 8 juin 2012

Stephen King est-il raciste ?


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                    Histoire de Lisey est un roman fantastique de Stephen King paru en 2006.  Un  écrivain,assassiné par un psychopathe, laisse une veuve qui doit faire face à son deuil, à la maladie de sa sœur qui s'automutile, ainsi qu'aux tentatives de meurtre d'un autre psychopathe.
 
 
Le nœud de l'histoire est l'assassinat du romancier par un tueur blond, que la narratrice désignera sous le nom de Blondie.
 
 
              Il est important de noter que ce roman fourmille de personnages, mais qu'il contient trés peu de description physique, comme si l'aspect corporel est finalement de peu d'importance et que seul compte, en définitive, l'esprit des êtres humains; l'enveloppe corporelle semble peu signifiante, en tous cas négligeable et peu digne d'être relatée. C'est ainsi qu'on apprend incidemment que la narratrice et son mari, l'écrivain décédé, ont tous deux les cheveux bruns soit deux mots dans un livre de 754 pages.
 
 
 
                                                   Par contre,
 
 
 
Blondie, le tueur psychopathe, lui, est abondamment décrit, jusque dans les détails les plus crus. Il n'est même pas désigné  par son nom, comme un être humain, mais par une caractéristique raciale; un peu comme si un personnage afro-américain était systématiquement désigné sous l'appellation "le crépu", ou bien un juif américain constamment désigné sous le nom de "gros-pif".
 
C'est ainsi que l'on apprend que le tueur fou a " une fabuleuse chevelure blonde" (p.58). Plus tard, p 61 :" En face d'elle, Blondie repousse ses cheveux en bataille de son blanc front raffiné. Ses mains sont aussi blanches que son front et Lisey pense : Voilà un petit cochon qui reste beaucoup à la maison. Un pourceau casanier, et pourquoi pas ? Il a toutes sortes d'idées étranges à rattraper"  P. 69 : "Les yeux bleus quelque peu étrange de Blondie (...) P.  70 : "Une main qui semble toute de long doigts pâles soulève les pans de la chemise blanche (...) P. 71 :" (...) Blondie a retroussé jusqu'en haut le bas de sa gigantesque chemise blanche, et en dessous il y a des passants de ceinture vide, et un ventre plat et glabre, un ventre de truite et reposant contre cette peau blanche, il y a la crosse d'un revolver"(...)
 
On relèvera les qualificatifs tirés du monde animal à propos du "blond", tels que cochon, pourceau ou truite. Ce procédé bien connu vise à déshumaniser la personne, à lui retirer la protection due à un véritable être humain, y compris la protection judiciaire,  avant de le livrer aux violences qu'il mérite, du moins dans l'esprit de l'accusateur. On peut noter aussi le degré de haine que cela suppose de la part du romancier, avec cette insistance quasi pathologique et à coup sûr insidieusement contagieuse.
 
Nous relevons plus de 25 occurrences du nom "Blondie" dans ce roman, soit une insistance qu'on pourrait qualifier de "pédagogique" sur l'origine raciale du psychopathe.
  

Mais cette appellation de "Blondie" ne renvoie pas qu'à des références raciales; elle renvoie également à des références culturelles et historiques.
 
                      Dans le cadre des références culturelles, il est loisible de noter que "Blondie" est un nom désignant usuellement une femme : Ainsi, le groupe musical du même nom avec son égérie Deborah Harry, ou bien, en ce qui concerne plus spécifiquement les USA, le comic-strip "Blondie" où l'héroïne est une jeune fille exubérante. Or, le fait d'imposer un nom féminin à un personnage masculin indique soit une accusation voilée d'homosexualité, soit des doutes généralement insultants sur sa virilité, soit une volonté de détruire symboliquement l'être humain visé en lui déniant sa qualité d'être masculin, signe de son identité, y compris dans la possibilité de la paternité. 

                     Dans le cadre des repères historiques, la référence la plus proche est bien sûr Blondi, le célèbre chien-loup d'Hitler. Dans ce cadre sémantique, on atteint  la cible en lui associant  deux signes  d'infamie, le monde animal auquel est ravalé le "blond",  ainsi que le nazisme et son obsession de pureté raciale.
 
 
 
 
                                                 De même,


 
 
Le deuxième tueur psychopathe, qui sera dévoré vivant par une créature de cauchemar,  bénéficie lui aussi d'une soigneuse description physique :"Il avait un visage étroit et sans une ride, des yeux bleus vifs (...) Il pouvait faire un métre quatre-vingt; il pouvait faire un petit peu moins. Les poils follets qui s'échappaient de la bordure de sa casquette de base-ball étaient d'un châtain blondasse parfaitement ordinaire."
 

 
                                                    Stephen King est-il un  raciste anti-blond ?
                                  
 

mercredi 25 avril 2012

Persécution des albinos en Afrique

             

 

                                   En Afrique également le fait d'avoir le teint pâle et les cheveux blonds est un motif de persécution, de discrimination voire d'assassinats. Voici un article de M. Mampouya sur un sujet particulièrement atroce.

 

 

 

Tanzanie : Un Bras d'Albinos est Vendu 2 000 euros

Tanzanie : Un Bras d'Albinos est Vendu 2 000 eurosDepuis 2007, plus de 50 albinos sont morts. Des dizaines d'autres ont été mutilés. A l'origine de ces persécutions : des croyances. Leurs membres sont utilisés pour la préparation de "potions" par des sorciers.Déjà victimes de cancers de la peau et mal-voyants en raison du faible taux en mélanine contenu dans leur peau, les 150 000 albinos de Tanzanie se retrouvent marginalisés. Leur maladie, l'albinisme, est une anomalie génétique caractérisée par une absence de pigmentation de la peau, des poils, des cheveux et des yeux.Si aux Etats-Unis ou en Europe, une personne sur 20 000 est albinos, ce taux descend à un individu sur 4 000 en Afrique. Victimes d'attaques les albinos de Tanzanie vivent barricadés.
Les agressions dont ils sont victimes surviennent principalement dans les zones reculées bordant le lac Victoria, dans la partie Ouest de la Tanzanie.En effet, selon des témoignages, des pêcheurs du lac et des mineurs des gisements d'or de la région utiliseraient leur sang pour s'attirer la chance. Les sorciers s'attachent les services de tueurs, des individus facilement manipulables, en quête d'argent. Tuer un albinos, ça rapporte. On parle de 2 000 dollars pour un bras.
Des tarifs qui ont pu être vérifiés avec l'attaque perpétrée le 18 octobre 2008 contre Mariam STANFORD, une albinos de 28 ans, dans la région du lac Victoria. Selon elle, ses agresseurs devaient recevoir plus de 4 000 dollars, en échange de ses bras. L'attaque, qui s'est déroulée de nuit, fut des plus barbares, comme elle a pu le raconter au quotidien tanzanien The Guardian dans son édition du 31 janvier dernier.
"Il m'a coupé d'abord le bras gauche, puis le droit"
"Il était minuit ou une heure du matin. Quelqu'un a frappé à ma porte, puis est entré soudainement dans ma maison. J'ai été éblouie par une torche, et j'ai vu alors mon propre voisin tenir un couteau de boucher…Il m'a coupé d'abord le bras gauche, puis le droit. Je hurlais à l'aide, mais personne ne venait, pas même mes parents qui dormaient à coté. Mais je ne savais pas que pendant qu'on m'attaquait, d'autres avaient attaché mes parents.
Ils ont pu se libérer, et m'ont trouvé dans une mare de sang après le départ des assassins. Quand je leur ai dit que c'était notre voisin qui m'avait coupé les mains, ils se sont rués chez lui. Il tremblait, les mains recouvertes de sang. Mes parents l'ont battu, mais il n'a jamais avoué qui étaient ses complices".Plus d'un an après les faits, tous les coupables n'ont pas été arrêtés. Les sorciers profitent de l'ignorance d'une partie de la population rurale, qui assimile les albinos au diable. Ces actes barbares ont en tout cas conduit début février, aux Etats-Unis, le démocrate Gerald CONOLLY, membre du Congrès, à solliciter Barack OBAMA.
Gerald CONOLLY a demandé au Président américain de mettre la pression sur le gouvernement tanzanien afin que cessent les assassinats d'albinos.
En Tanzanie, il y a déjà un certain temps que l'on a pris le problème au sérieux. Le gouvernement a instauré un recensement des albinos et a mis en place un service policier qui escorte les enfants lorsqu'ils se rendent à l'école. En cas d'attaque, certains ont été équipés de téléphones portables afin de prévenir rapidement la police.Les hommes politiques ne sont pas en reste. A l'image de MIZENGO PINDA, le Premier ministre. L'année dernière, lors d'une session à l'assemblée nationale sur les albinos, il a fondu en larmes.
"Les albinos sont des êtres humains. Ils ont autant le droit de vivre que vous et moi", déclarait-il avant de marquer un long silence, accompagné de larmes.

Les meurtriers risquent désormais la pendaison
MIZENGO PINDA ne jouait pas la comédie. Dans la foulée de cette déclaration, il a annoncé l'instauration de la pendaison à mort pour les assassins. En juin 2009, la cour de Shinyanga (dans l'Ouest de la Tanzanie) a d'ailleurs appliqué la sentence à sept meurtriers.Plus récemment, le 1er février 2010 dernier, le même jugement a été retenu pour quatre tueurs par une autre cour du pays.
Dans ses vœux à la nation, au début de l'année, le président tanzanien JAKAYA KIKWETE a appelé à l'arrêt des assassinats. "Malgré notre campagne nationale, il y a encore trop d'attaques. Pas un seul albinos ne doit mourir pour sa couleur de peau", a-t-il déclaré.Si 2009 a été moins meurtrier avec sept albinos tués contre 27 en 2008, les attaques, elles, ne faiblissent pas. Plus de 30 ont ainsi été répertoriées au cours de l'année passée. Sans doute en raison de la peine de mort, la tendance des agresseurs est de ne plus tuer systématiquement mais de s'enfuir. En laissant sur place le corps qu'ils ont amputé.
© Correspondance pour Camer.be de : Patrick Eric Mampouya

mercredi 11 avril 2012

Mélenchon, le M. Jourdain du racisme

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Melenchon à M. Bourdin: "Votre idée d'une France blonde aux yeux bleus n'a jamais existé ! JAMAIS!"

    http://www.youtube.com/watch?v=GnLAQ_wS30M 

 
 
 
            Quel est l'abruti qui peut dire qu'une idée n'a jamais existé ?
 
Quel est l'abruti qui pourrait dire :" Votre idée d'une Chine peuplé d'asiatiques n'a jamais existé ?"
 
Quel est l'abruti qui pourrait dire " Votre idée d'un Sénégal crépu à la peau noire n'a jamais existé ?"
 
Pour le moins, il paraît légitime de s'interroger : Le président-sénateur Jean-Luc Mélenchon est-il raciste ?
 
A l'analyse de ses déclarations, on ne peut que constater chez ce politicien un racialisme assez abject, qui consiste à stigmatiser une minorité raciale ( moins  de 5 % de la population française) pour mieux vendre sa soupe !
 
On a l'impression de voir le Docteur Mélenchon, spécialiste de l'eugénisme, se promener dans un zoo humain et dénigrer tel ou tel groupe, et décider de procéder à tel ou tel croisement  de couples reproducteurs pour l'améliorer et parvenir enfin à "la nouvelle phase" de son plan, en définitive à la création d'un nouvel être humain.
 
En effet, il indique dans ses réponses qu'une France "blonde aux yeux bleus" ne serait "ni grande ni forte", et qu'il s'agit d'un concept "dépassé au 21éme siècle"; il suggère implicitement que l'apport de "rapatriés au poil noir" (!!) tels que lui dans ce pays a été un bien immense (!!), car "cela ne les a pas empêché d'aimer passionnément notre patrie républicaine" (!!!). Cette hiérarchisation raciale opérée par ce politicien reste tout de même assez scandaleuse, et on se demande bien quelles études, quels faits corroborent  de telles assertions.
 
On reste confondu par la bêtise et la prétention de ce répugnant individu.

N'oublions jamais, en écoutant cet agitateur,  que la peste rouge a été bien plus meurtrière que la peste brune, et qu'en plus de ses 100.000.000 de morts elle a provoqué des désastres écologiques irréparables .

jeudi 27 octobre 2011

Jean-Michel Baylet est il raciste ?

La blonde et ses jumeaux Publié le 25/10/2011 in "La Depeche du Midi"

blonde
C'est une blonde qui a accouché de deux beaux bébés, des jumeaux, cependant, elle pleure à n'en plus finir !
L'infirmière lui dit alors :
- Mais voyons madame ! Pourquoi pleurez-vous ? Vous êtes maintenant mère de deux beaux bébés, en bonne santé !
- Je sais, répond la blonde, mais je ne sais pas qui est le père du deuxième !
 
 


 
 
 
 
                   Ce journal local, appartenant à Jean-Michel Baylet, continue sa campagne d'humiliation contre certaines femmes, choisies sur des critéres raciaux; on voit ici que les attaques contre ces femmes sont particuliérement venimeuses, car elles portent non seulement sur leur féminité, leur intelligence, leur sexualité,  mais également sur leur  capacité à être mére.

              Quels sont les hommes qui souhaiteraient de telles compagnes, quels sont les enfants qui souhaiteraient de telles méres ?On ne peut qu'être frappé par le degré de haine, sous le couvert de la plaisanterie, qui se déploie dans ces "blagues", aussi pénibles qu'humiliantes.

 Jean-Michel baylet est-il raciste ?

              Cet organe de presse jouit d'un monopole de fait sur le lectorat de sa région qui rend  ces humiliations d'autant plus efficaces et nuisibles; il est temps de se demander si le propriétaire de la Dépêche du Midi, Jean-Michel Baylet, Président-directeur général du groupe La Dépêchesénateur RDSE de Tarn-et-Garonne, président du conseil général de Tarn-et-Garonne, président de la communauté de communes des Deux Rives (Tarn-et-Garonne) et président national du Parti radical de gauche (PRG) est aussi raciste que ces blagues nauséabondes.

samedi 4 juin 2011

Antoine Buéno est-il raciste ?

    
 
 
                                                        Antoine Buéno est-il raciste ? On peut se poser légitimement la question quand on analyse ses interventions dans la presse suite à la publication d'un essai sur les Schtroumpfs, intitulé "Le petit livre bleu", paru le premier juin 2011; en effet, le simple fait que la schtroumpfette soit blonde lui apparaît comme un stigmate,qu'il convient de dénoncer, et révélateur de tendances nazies !! Il nous a donc paru particulièrement significatif de décrypter les propres stéréotypes de l'auteur, car ils sont très  répandus dans notre société et constituent une doxa assez terrifiante. Ces clichés apparaissent ici avec une netteté et une fraîcheur assez déconcertantes.
 
                                                              Nous avons relevé ci-dessous des extraits, dans leur contexte, de ses interventions :
 
1° (...) "Antoine Buéno règle enfin son compte à la schtroumpfette, dont la représentation lui semble parfaitement misogyne: «elle a été créée par le mal. Elle a subi une opération de chirurgie esthétique pour devenir blonde, seul moyen de plaire aux Schtroumpfs, c'est la seule 'femme' de cette société... »
 
2° (...)"Ils prennent tous leurs repas au réfectoire, sont puritains jusqu'au ridicule. Le racisme est patent dans l'album des "Schtroumpfs noirs" où la pureté du sang devient vitale et le brun, laid. Ou dans celui de "La Schtroumpfette", quand le blond aryen est idéalisé, estime l'auteur".
 
                  La phrase reconstituée sans la coupure devient :" Le racisme est patent quand le blond aryen est idéalisé dans l'album de la schtroumpfette". C'est ainsi qu'une caractéristique  corporelle et ethnique, la blondeur, devient le signe d'une idéologie disparue en 1945, le nazisme. Un critère physique, un critère de l'apparence devient porteur de quelque chose d'atroce et condamnable, un signe d'infamie. On est ici dans un délire racialiste qui peut justifier toutes les  haines et toutes les agressions. De plus, en quoi ce blond serait-il aryen ou nazi ? Les peuples slaves, haïs par Adolf Hitler, comptent de nombreuses personnes blondes. Des polonaises dont les ancêtres furent persécutés par l'Allemagne nazie seraient donc impitoyablement discriminées par le sieur Buéno ? D'autres encore vivent en Kabylie, en Espagne, en Océanie, etc ...Quelle peut être la justification d'un tel appel à la discrimination et à la haine contre des personnes sur des critère physiques ? En quoi une femme devrait-elle expier pour son aspect physique des fautes collectives d'un passé révolu ?
                  On reste consterné qu'aucun journaliste  n'ait relevé de telles énormités.




 
3° (...)"Et il y a la sublimation de la blondeur de la Schtroumpfette.
La chose la plus importante, c’est que l’auteur des Schtroumpfs, Peyo, n’a pas voulu les caractéristiques que je souligne. Il n’était pas du tout politisé. Mais une œuvre populaire peut véhiculer des choses même si ce n’est pas voulu. Ça dit des choses de l’époque et de la société, et comment les stéréotypes peuvent être en en décalage avec la société qui a évolué. Pour faire un méchant, on ne fait pas un grand blond aux yeux bleus. Les stéréotypes ont la vie dure".
  4° (...) « J'adore les Schtroumpfs, je voulais juste avec mon livre expliquer que les œuvres populaires nous en apprennent beaucoup de la société dont elles sont le fruit. Je n'accuse pas Peyo lui-même de racisme, sinon vous imaginez qu'il m'aurait déjà attaqué. Dans son œuvre de divertissement, Peyo était obligé d'utiliser des ficelles qui parlent le plus possible au plus grand nombre, comme encore aujourd'hui les méchants à la télé sont rarement blonds aux yeux bleus ! Mon travail était de mettre à jour les stéréotypes, les ficelles de l'époque. Je ne suis pas dans une démarche d'épuration. »
 
               "(...) Les méchants à la télé sont rarement blonds aux yeux bleus (...) L'essayiste voit donc cette circonstance comme un stéréotype, qu'il se fait fort de décortiquer. Ainsi, les criminels blonds aux yeux bleus seraient, par un biais socioculturel, sous-représentés dans les personnages criminels "à la télé" alors que la réalité nous montrerait  le contraire. Les blonds aux yeux bleus , nourrissons et vieillards grabataires compris, représentant moins de 3 % de la population française, ils seraient donc particulièrement criminogénes. Car, si la proportion est respectée pour un taux de criminalité équivalent, 97 % des malfaiteurs ne sont pas blonds aux yeux bleus. On ignore donc  les études démontrant un taux de criminalité record dans cette catégorie, mais on serait désireux d'y avoir accès.
Antoine Buéno, d'ailleurs, insiste sur "l'évolution de la société", qui aurait vu une explosion de la criminalité chez les "grands blonds aux yeux bleus" et volontairement ignorée par "la télé". Ce fait, pour lui, est acquis; en effet,    ce maître de conférences à Sciences Po, chargé de mission au Sénat, plume de Bayrou ne saurait affirmer de tels éléments ressemblant fort à une discrimination raciale particulièrement haineuse sans de solides preuves.
                   
 
5° (...)Pire, le racisme serait flagrant, notamment dans le premier album de la série, interdit aux Etats-Unis, où de méchants Schtroumpfs noirs abrutis et cannibales envahissent le village, ou encore avec l’arrivée de la Schtroumpfette, exaltation de l’arianisme. Et de citer en vrac le sexisme de la série (la seule femme du groupe, la Schtroumpfette, est blonde et insipide) 
6° (...)Un archétype d'utopie totalitaire empreint de stalinisme et de nazisme», voilà comment l'auteur du «Petit livre bleu» (Hors Collection) résume la BD de Peyo. Un groupe majoritairement masculin, une Schtroumpfette trop blonde et un patriarche à barbe blanche, il n’en fallait pas plus à Antoine Buéno, qui enseigne à Sciences-Po Paris, pour affubler «les Schtroumpfs» d’épithètes accablantes.
 
                 On ne relèvera pas l'arianisme, en lieu et place de l'aryanisme; on relèvera simplement que pour Antoine Buéno, il est sexiste qu'une femme soit blonde et prouve "un racisme flagrant". La preuve en est que la "schtroumpfette est trop blonde".
                  Il est assez rare, de nos jours, de voir des théories racialistes aussi poussées et aussi systématiques; on serait étonné et révolté que de telles assertions puissent s'appliquer à n'importe quelle autre minorité raciales ou ethniques. Imaginerait-on qu'un imbécile sentencieux puisse énoncer que l’héroïne d'un conte africain ait les cheveux trop foncés ou trop crépus, parce que cela rappelle des stéréotypes?
 
 
7° (...)"Ma théorie est que les Schtroumpfs sont l’archétype d’une utopie totalitaire empreinte de stalinisme et de nazisme. Une utopie, parce que c’est une société de félicité, une collectivité sans argent, en autarcie, stable. Le communisme, on le trouve dans la collectivisation, la condamnation de l’argent, les grands travaux. Puis il y a l’uniforme rouge du grand Schtroumpf. Le nazisme, c’est le racisme avec le Schtroumpf noir, le faciès de Gargamel qui rappelle les caricatures antisémites. Le fait qu'il soit accompagné d’un chat qui s’appelle Asraël. Il est mû par la cupidité. Et il y a la sublimation de la blondeur de la Schtroumpfette.
8° (...)Antoine Buéno : Oui. On retrouve de l'antisémitisme, commun au stalinisme et au nazisme. Le faciès de l'ennemi juré des Schtroumpfs, Gargamel - grand nez, laideur - renvoie à l'image du juif dans les années trente. Ses motivations profondes, trouver le secret de la pierre philosophale, relève de la cupidité, conformément à l'image propagandiste du capitalisme apatride juif à cette époque. Son chat s'appelle Azraël, très proche phonétiquement d'Israël. De la même manière, la Schtroumpfette peut être vue comme l'idéalisation de la blondeur de type aryen. En outre, le premier album des Schtroumpfs, "Les Schtroumpfs noirs" est intégralement consacré à la menace raciale.
 
                        "La sublimation de la blondeur de la schtroumpfette"   appartient pour M. Buéno au "racisme nazi"; pourtant, encore une fois, quels sont les éléments permettant d'indiquer que la schtroumpfette est d'une blondeur germanique et non russe, slave, espagnole, italienne ou autres ? Dans le premier passage cité, M. Buéno nous informe que celle-ci a été créée "par le mal". Est-ce bien là une sublimation, ou bien l'évidence du caractère ontologiquement maléfique de "la blonde", du moins dans l'esprit de ce théoricien haineux ?
 
 
                         On ne peut qu'être atterré qu'en 2011 de tels délires racialiste puissent avoir lieu impunément. Se livrer à des raccourcis historiques ahurissants de sottise,  procéder à des amalgames nauséabonds pour jeter l 'opprobre sur une minuscule minorité est une conduite abjecte. Le fait que cet individu enseigne à des étudiants est un outrage supplémentaire pour notre pays.




    Pourquoi tant de haine ?



mercredi 1 juin 2011

Les clichés sur les blondes sont -ils racistes ?

    Un extrait de "La psychologie des préjugés" de l'American Psychological Association; ce passage est particulièrement significatif à propos de  l'influence des préjugés sur leurs victimes, et dans le cas qui nous occupe, à propos des accusations publiques de stupidité et d’hyper sexualité portées contre les femmes blondes.
 
Les conséquences de l’utilisation de stéréotypes
Une fois activés, les stéréotypes peuvent fortement influencer les perceptions et comportements sociaux. Par exemple, des études sur l’amorçage ont démontré que lorsque des étudiants universitaires sont exposés à des mots et des images représentant des stéréotypes liés à la vieillesse, ils vont par la suite marcher plus lentement et accomplir une tâche de reconnaissance verbale plus lentement (Bargh, Chen, & Burrows, 1996; Kawakami, Young, & Dovidio, 2002). De même, des étudiants ayant subi une tâche d’amorçage avec des stéréotypes de «voyou de soccer» («soccer hooligan») vont répondre correctement à moins de questions de connaissance générale, alors que des étudiants ayant subi une tâche d’amorçage avec des stéréotypes de professeur vont démontrer un meilleur rendement (Dijksterhuis & van Knippenberg, 1998). Même si la raison de ses effets n’est toujours pas claire, il semble que lors de l’activation de représentations de stéréotypes comportementaux, le comportement en question devient aussi activé (Wheeler & Petty, 2001).
En plus des effets d’amorçage, les gens subissant des stéréotypes doivent faire face à un deuxième fardeau: la menace que leur comportement confirmera un stéréotype négatif. Claude Steele et ses collègues ont démontré que ce fardeau, connu sous le nom de «menace du stéréotype», peut créer de l’anxiété et gêner le rendement à une multitude de tâches (Steele, 1997). Par exemple, des étudiantes en mathématiques faisant face à un examen difficile vont montrer une baisse de rendement si elles sont informées que ce test révèle les différences de genre dans les habiletés mathématiques (Spencer, Steele, & Quinn, 1999). Une étude particulièrement intéressante dans cette même veine d’idées démontre que si des femmes asiatiques sont poussées à penser à leur ethnie, leur rendement en mathématiques s’améliore (ce qui congruent avec le stéréotype que les Asiatiques sont bons en mathématiques), mais lorsqu’on leur fait prendre conscience de leur genre, leur rendement en mathématiques s’affaiblit (Shih, Pittinsky, & Ambady, 1999). Une tendance semblable se produit chez les jeunes enfants: Lorsque des filles asiatiques prenaient conscience de leur ethnie (en coloriant l’image d’enfants asiatiques mangeant avec des baguettes), leur rendement en mathématiques s’améliore, mais si elles sont poussées à penser à leur genre (en coloriant l’image d’une fillette jouant avec une poupée), leur rendement en mathématiques devient plus faible (Ambady, Shih, Kim, & Pittinsky, 2001).


Pourquoi tant de haine ?

                        Les effets d'humiliation et d'inhibition ressentis par les victimes de préjugés racistes sont bien connus depuis de nombreuses années. C'est ainsi qu'une femme blonde, une enfant, une adolescente ou une mére blonde vont "encaisser" ces signaux négatifs, les intérioriser   puis adapter leur comportement à ces humiliations.  Mais ces victimes sont confrontées à une double peine : A ces humiliations publiques viennent s'ajouter ce que les spécialistes appellent "la menace du stéréotype", où elles vivent dans l'angoisse et la honte que le stéréotype soit réactivé de nouveau devant elles. Elles sont condamnées à se surveiller sans relâche  pour éviter de confirmer le stéréotype, car la moindre faiblesse renforcera  leurs persécuteurs et diminuera leur propre estime.  Cette épée de Damoclés produit de l'anxiété et une baisse de rendement dans l'activité, car ces "piqûres de rappel" peuvent intervenir à n'importe quel moment et/ou saboter n'importe quelle relation . Il y a là une souffrance invisible, niée et obsessionnelle par ses répétitions dans tous les médias . Cette omniprésence devient  apparemment institutionnelle, puisque tolérée par les pouvoirs publics et les censeurs des médias.
 
                        Il est courant d'entendre, lorsqu'une femme blonde se plaint de ces clichés racistes, un intervenant, généralement un homme, répondre : "Vous, les blondes, vous manquez vraiment d'humour, pour vous focaliser là-dessus". On est là, typiquement dans un processus de perversion car à l'expression d'une souffrance la réponse est une nouvelle insulte, avec une tentative de culpabilisation qui renforce le stéréotype raciste.La victime est acculée en définitive à une situation impossible; elle est condamnée soit à perdre sa dignité dans un silence imposé et destructeur, soit à perdre sa dignité en rejoignant la foule des moqueurs ( Fais preuve d'humour !) et participer à sa propre humiliation. Un choix impossible est ainsi ordonné à "la blonde", et tout commentaire sur l'absurdité de cette situation lui est interdit par ses persécuteurs. Et on sait qu'imposer à une victime ces choix paradoxaux est la voie royale pour la conduire vers la schizophrénie.
 
                        Il est temps que la pollution sociale que constitue ces "blagues blondes" et les clichés afférents cesse, et cela d'autant plus qu'ils visent une minuscule minorité sur cette petite planète (moins de 0.5 % de ses habitants) ; c'est là  une question de dignité humaine et de respect.

lundi 23 mai 2011

L'éditeur Mourad Boudjellal est-il raciste ?


                Mourad Boudjellal est le fondateur et dirigeant des éditions Soleilprod, basée à Toulon, qui éditent  et  distribuent entre autres les albums de la série "Les blondes"; tout au long des pages violemment colorées, s'étale et s'illustre une thése centrale, que l'on peut résumer ainsi : "Les femmes blondes aux yeux bleus sont stupides, de véritables demeurées".
 
 
                  Il nous semble que présenter d'une maniére habituelle et répétitive une minorité ethnique sous un jour défavorable et méprisant est condamnable, au moins d'un point de vue moral. En effet, les blondes representent moins de 5 % de la population française.     
 
     
                  D'une maniére habituelle, il est prétendu que ces blagues ne sont pas raciste car elles visent non seulement les personnes naturellement blondes, mais également les personnes aux cheveux teints. Cet argument n'est pas soutenable, car s'il y a discrimination, et il y a manifestement discrimination, elle peut s'exercer à la fois contre une minorité ethnique et contre une minorité simulant les mêmes caratéristiques raciales. L'un n'empêche pas l'autre.
 
 
 
                   Ces attaques haineuses contre une minorité ethnique sont d'autant plus surprenantes que Mourad Boudjellal a été lui aussi , dit-il, victime lui aussi de conduites racistes; voici un extrait d'article le concernant :
 

 
 
 
 
                 "Dans cette ancienne cité grecque, les vagues d’immigration italienne, pied-noir et maghrébine – sans parler de l’importante présence militaire – s’entrechoquent. La haine de l’autre prend des contours inattendus pour ce fils d’Algériens : des professeurs qui veulent l’envoyer en filière technique malgré des résultats honorables, des camarades de classe qui refusent tout contact… Même le milieu antiraciste s’y met : « J’y ai subi le racisme le plus fort, car je représente le dépôt de bilan de leur fonds de commerce. Ils entretiennent un misérabilisme sur les immigrés. » Le ton est calme, le regard pétillant, la réflexion acérée. « Il y a une génération intégrée, brillante, qui participe activement à l’économie du pays. J’ai envie qu’on entretienne un discours positif, pas négatif. »
 
Fils d’une concierge et d’un chauffeur, Mourad Boudjellal avait statistiquement peu de chances d’endosser la panoplie du chef d’entreprise à succès. Désormais, la Ferrari rouge et la Maserati revendiquent pour lui, de manière ostentatoire, ce nouveau statut. « Je ne fais pas mon métier pour gagner de l’argent, mais pour éditer des livres et bien les vendre. Je veux faire rêver les gens », rectifie-t-il."
 
 
 
                                 Il nous semble qu'on ne doit pas faire rêver les gens en humiliant d'autres personnes;   "faire de l'argent" ne justifie pas tout.